mercredi 4 février 2009

Archives - Jamie's gig - 27/10/2008

The amazing little boy.

Il était un petit homme. Un tout petit bout d'homme.
De ces petits bouts d'homme qui ont quelque chose de magique, de fantastique, de magnétique.
Les fées n'avaient pas fait que se pencher sur son berceau, elles étaient tombées dedans la tête la première.

Un jour, le petit homme prit son plus bel escabeau et sauta quelques cases.
Il enjamba les académiques cours de solfège pour laisser ses petits doigts tripoter les touches albes et noires de ce qui allait devenir son meilleur allié dans sa conquête du monde.

Il était un petit homme, un de ceux que l'on retrouve dans les contes pour enfants.
Un de ces héros de fantasy, qui vivent des aventures qui les dépassent.
Un de ceux chez qui l'ont devine un lutin qui sommeille et ne demande qu'à jouer ses tours de la Cour des miracles à la Cour du roi.

Il était un petit homme débarqué un soir dans la ville des Lumières.
Il avait déjà parcouru tant de terres, traversé tant de mers pour faire entendre son ramage à qui voulait l'écouter, toujours accompagné de son imposant et rassurant partenaire.
Il avait traîné ses savates des plus petites tavernes aux plus grands Colisées, fréquenté les fripes, les spencers et tout le saint frusquin.

Il était un petit homme qui s'était donné la possibilité de faire seulement deux concerts avant de poursuivre son odyssée.
Il y avait eu Clint, il y eut nous.

Il était un petit homme qui apparût, un frais soir d'automne, dans un théâtre adossé à l'île de la Cité.
Une apparition dans la vie de boulevardiers qui avaient à peine commencé leur semaine de dur labeur.

Il nous promis que nous pourrions nous protéger sous son parapluie, il nous fit part de ses souvenirs en photographies, il nous prit par la main pour nous présenter à ses musiciens d'amis.
Il fait venir une bachelette qui aime fouiller dans les sacs des filles et avait le don de sortir des sons extravagants de sa margoulette.

Il s'improvisa troubadour folk au milieu de l'audience, pour nous expliquer qu'il ne voulait pas grandir avec son faux air de boy scout espiègle.

Parmi le public discipliné et respectueux, on se levait, on criait, on applaudissait le divin amphion, le croque-notes magnifique.

On aurait voulu le ramener avec nous, le mettre dans notre valise ce petit farfadet, pour qu'il puisse toujours nous glisser à l'oreilles des mélodies jazzy.

Mais nous dûmes, après un rappel qui nous laissa perchés et asséchés de tant de jouissance musicale, abandonner battements de mains et de pieds pour le laisser repartir.

C'était un moment de grâce, qui nous laisse un goût de rêve évanoui...



1 commentaire:

  1. Hey on l'a deja lu celui la, arrete de recylcer on veut du neuf.

    RépondreSupprimer